Il est plusieurs raisons pour lesquelles appeler de ses vœux un système d’aide et de soins où la participation des usager·ères serait une évidence. À commencer par le respect de la dignité humaine et du droit fondamental de toute personne à contribuer aux décisions qui la concernent, que cela soit à l’échelle de sa propre prise en charge ou du fonctionnement plus large du service ou encore du système global dans lequel elle s’inscrit en tant qu’usagère.
Par ailleurs, une récente étude menée par Jessica Morton dans le cadre d’une thèse de doctorat au sein de l’Institut de recherches en sciences psychologiques de l’UCLouvain a consisté à interroger les liens entre participation sociale et santé. Le constat est le suivant : participer à des projets concrets, porteurs de sens, a un impact indéniable sur la bonne santé des personnes. Sans distinction de genre ni d’âge, il apparaît que les personnes isolées, sans participation sociale, sont celles qui présentent la consommation la plus élevée en termes de soins de santé et de médicaments, et ce massivement pour des problématiques d’angoisse ou d’anxiété. Explorant l’efficacité des réponses sociales plutôt que médicales, la chercheuse a notamment mis en lumière l’impact positif de la participation sociale sur la santé et le bien-être des individus, en vertu de mécanismes psychologiques sous-jacents tels que l’identité sociale, le sentiment de sens et le soutien social perçu.