Centre de Référence en Santé Mentale

Le choix des images

Les images aussi, ont un rôle à jouer dans la déstigmatisation ! Pour illustrer des articles, j’opte pour des images à tonalité positive évoquant l’entraide et montrant des personnes entourées par leurs proches, des groupes de parole, des personnes en consultation chez un psychologue/psychiatre…

Toutes les illustrations évoquant le rétablissement, les services d’aide et l’entourage sont encouragées. Vous pouvez également opter pour des images montrant une foule de gens. Etant donné qu’une personne sur quatre (OMS, 2001) expérimente un problème de santé mentale, c’est un sujet qui touche la plupart d’entre nous !

Ces quelques exemples sont tirés d’une banque d’images gratuites disponibles en cliquant ici.

Certaines images contribuent à augmenter la stigmatisation. Voici quelques conseils pour montrer une image plus positive de la santé mentale :

J’évite des images d’hôpitaux psychiatriques pour illustrer les personnes en souffrance psychique. La plupart des personnes ne sont pas hospitalisées. Il existe une multitude de services d’aide qui permettent de se rétablir.

Je ne montre pas des images de personnes en détresse. La fameuse image où la personne tient sa tête entre les mains, et qui est largement répandue, est à éviter. Elle donne une image négative et sans issue à la personne en souffrance psychique.

Je n’’opte pas pour des images provenant de films tels que « Vol au-dessus d’un nid de coucou », « Shining » ou encore « Psychose ». Ces images ne font qu’accroitre une image désuète et fausse de la psychiatrie et perpétuent le stéréotype : personne en souffrance mentale = folle = dangereuse. L’utilisation d’images empruntées à la fiction accroit une représentation tronquée de la réalité.

J’évite les images de médicaments qui ne sont pas toujours appropriées. De nombreuses personnes ne suivent pas de traitement.

Si des personnes sont prises en photo ou filmées, je m’assure qu’elles acceptent que leur image soit diffusée dans les médias.
Cfr Article Art. 27 : Les journalistes sont particulièrement attentifs aux droits des personnes peu familiarisées avec les médias et des personnes en situation fragile comme les mineurs ou les victimes de violence, d’accidents, d’attentats, etc. ainsi que leurs proches, en ce compris les personnes en souffrance mentale.


Source images 1 à 4 : https://www.newscastimages.com/gallery/timetochange/index.php
Source image 5 : Pixabay (https://pixabay.com/fr/photos/d%C3%A9sespoir-seul-%C3%AAtre-seul-arch%C3%A9type-513529/)

Source du texte : https://www.time-to-change.org.uk/media-centre/responsible-reporting/using-images